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Non au THS après un cancer
du sein et non au THS à la ménopause
par le professeur Henri Joyeux, chirurgien cancérologue à
Montpellier
Un article du Lancet du 7 février
2004, « un essai thérapeutique de THS vient dêtre
interrompu chez les femmes ayant eu un cancer du sein » du
fait des importants risques de récidive. Ces faits confirment
les dangers désormais incontestables du THS. Pourtant, dans
Le Monde du 27 novembre dernier une gynécologue cherche à
rassurer avec son titre "Oui au THS ? ",
(« pas de panique inutile ») les pratiquantes
du THS (traitement hormonal substitutif). Les femmes qui
ne sy soumettraient pas à la ménopause seraient
rigardes (« retour 20 ans en arrière »).
Elle ajoute " chaque femme doit pouvoir choisir librement
son traitement si elle en exprime le souhait..." en déclinant
toute responsabilité en cas de risques. On comprend que les
"femmes soient désemparées", puisqu'on
les pousse à prendre à la fois décision et
responsabilité : THS ou pas THS, sans leur donner vraiment
les informations indispensables pour faire le bon choix. Et les
derniers passages télévisés sur les grandes
chaînes enfoncent le clou avec des gynécologues
affirmant : « ne pas prendre le THS, risque de voir un grand
nombre de femmes, non suivies, par les médecins,
ce qui fera découvrir (sous entendu chez elles) des cancers
du sein à un stade avancé ! ». Bref surtout
ne quittez pas le THS
Le débat est important : il ne s'agit pas seulement de
confort, mais de santé publique.
Un constat simpose : 10 millions de femmes ménopausées
prenant un comprimé par jour, quelle aubaine pour les laboratoires
pharmaceutiques et les médecins qu'ils soutiennent ! Il est
astucieux de prescrire des traitements à des gens sains en
leur faisant croire quon prévient des maladies : les
gens sains sont bien plus nombreux que les malades ! Si la sécurité
sociale prend en charge les traitements préventifs exigés
par la santé, et les lobbies, on peut prévoir que
son déficit n'est pas prêt de se réduire.
Les Françaises ont été habituées à
consommer des hormones.
On est parvenu à leur faire prendre la pilule en moyenne
pendant 11 ans pour la contraception, sans leur faire savoir qu'elle
contient des oestro-progestatifs puissants. Le THS n'est que la
poursuite de cette double consommation hormonale. Loin de nous lidée
de sous estimer l'importance de la contraception ou les désagréments
de la ménopause. Ces derniers existent mais peuvent être
neutralisés autrement, et sans médicament.
Ce qui est sûr : les études scientifiques américaines
le démontrent, c'est que le THS augmente de façon
non négligeable le risque de cancer du sein.
On leur oppose que les médicaments utilisés aux USA
diffèrent des nôtres : le substitut de la progestérone
dit progestatif serait déconseillé en France ; et
les 2/3 des femmes de létude étaient en surpoids,
ce qui les plaçait dans une catégorie à risques
de cancer du sein comme de maladie cardiovasculaire.
Quant à létude anglaise, elle serait scientifiquement
légère, puisque le risque de cancer du sein apparaît
curieusement dès la première année de prise
du THS, alors quil faut des années pour fabriquer un
cancer du sein.
Conclusion juste de notre consoeur, ces cancers existaient préalablement
au traitement. Bref, les femmes de France nauraient rien à
craindre.
Cependant elle reconnaît : « laugmentation
du risque de cancer du sein semble indéniable ».
En réalité, cette augmentation ne « semble
» pas - le mot est volontairement rassurant -, elle est indéniable.
Pourquoi ne pas dire la réalité ?
Le cancer du sein est devenu un authentique fléau social
en France : 7000 nouveaux cas en 1975, 35000 en 1995, 41 826 en
2000, avec pour perspective 50 000 dici 2010.
Cette inquiétante croissance n'est due qu'en faible partie
à un meilleur dépistage. Le cancer du sein touche
de plus en plus de femmes jeunes et même très jeunes.
Ses traitements sont lourds et les taux de guérison à
10 ans ne progressent pratiquement pas. On ne peut sous-estimer
aussi laugmentation des complications cardiovasculaires qui
obstruent les vaisseaux des membres ou du cerveau, d'où des
pertes de mémoire allant jusqu'aux démences précoces.
Tous ces troubles étaient prévisibles, comme les risques
de cancers, quand on connaît les effets expérimentaux
de ces hormones.
Jentends bien nos collègues surligner la diminution
du risque de cancer du colon qui nest observée que
dans une seule étude, donc non confirmée par ailleurs,
et la « diminution de fracture par ostéoporose
». Retrouvons le bon sens en suivant le principe de précaution
énoncé par un de nos collègues lyonnais dans
une interview : "entre un cancer du sein difficile et lourd
à guérir qui peut apparaître tôt avec
le THS et une fracture du col du fémur, dont on ne meurt
pas, le choix est vite fait, Non au THS." Quelles femmes
bien informées ne souscriraient pas à ce jugement
!
Chaque femme doit savoir que le THS peut être dangereux
pour sa santé et qu'elle peut choisir une alternative écologique,
plus efficace sur le long terme et beaucoup plus économique.
Réduire progressivement le THS et le remplacer par des habitudes
alimentaires nouvelles, voilà l'alternative.
A la ménopause les ovaires réduisent la fabrication
des 2 hormones, oestrogène et progestérone. Lalternative
se situe dans la consommation de phytohormones, présentes
à doses homéopathiques dans notre alimentation.
Les phytohormones sont dans les fruits, les légumes et les
légumineuses, les graines germées aussi, à
des taux suffisants pour prévenir ou réduire les bouffées
de chaleur, éviter la sécheresse vaginale, l'ostéoporose
et rester jeune.
Pour la plupart des femmes l'avenir est dans le changement simple
des habitudes alimentaires : pas de régime, simplement "manger
mieux et meilleur" , en commençant le plus tôt
possible avant la ménopause. Il faut savoir consommer les
aliments sans que la cuisson ne les détériore.
La vapeur douce, (moins de 95°C) permet de garder toutes les
qualités nutritionnelles des aliments. Les publicités
ont 20 ans de retard sur la science : les consommations excessives
de laitages ne réduisent pas l'ostéoporose.
Le calcium, comme les phytohormones, ne sont bien absorbés
que s'ils sont accompagnés de vitamine C et de fibres (fruits,
légumes, légumineuses).
Le temps de changer vos habitudes alimentaires, quelques compléments
peuvent être utiles pendant 2-3 mois.
Ainsi, « un bon menu vaut mieux qu'une ordonnance »,
pour garder la ligne et rester jeune naturellement.
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